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| housefloor.de: |
comment etes vous tombé amoureux de la musique électronique et qu'est ce qui vous a fasciné dans cette musique? |
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noirdegout: |
enola:
etant avant tout passioné de cinéma, ma première expérience électronique musicale a du être le score de vangelis pour blade runner. déjà à l'époque son lyrisme, sa terrible mélancolie m'avaient touché.
puis j'ai decouvert pink floyd!! leur nappes de synthés envoutantes m'ont traumatisé et m'ont donné ce gout immodéré pour les harmonies aeriennes ...élément indissociable de tout ce que je peux et veux composer!
le coté dance-floor est venu un tout petit plus tard avec trois chocs: "small town boy" de bronsky beat(qui reste pour moi un classique absolu de la "dance music":energique et émouvant),"the power" par snap et "enjoy the silence" de depeche mode.
ensuite je me suis plus tourné vers le trip hop dans les années 90 avec les incontournables "unfinished sympathy"de massive attack et les deux fantastiques premiers albums de archive "londinium" et portishead "dummy".
enfin, la découverte de la techno par le biais de ma rencontre avec manu et la sensation que je pouvais appréhender dans cette musique tout ce que je cherchais: une énergie brute indéniable qui pouvait aisément se marrier avec des sonorités amples et romantiques.
mes classiques?"shapes under water", "acid eiffel" et quasiment toute la discographie de tonton garnier, "journey to the martian polar cap" sur red planet, "desire" de 69 aka carl craig, "theme from it's all gone pershaped" par digital justice sur fragile, "airspace" de darren price, "theme from a neon city" de technasia et tant d'autres!!
flappy:
mes parents ont toujours écouté la radio du matin au soir quand jétais enfant. des radios généralistes qui diffusuent de tout , mais je nappreciais pour ma part que la partie dance de la programmation, litalo disco , le disco de gloria gaynor , donna summer. laspect futuriste et synthétique de kraftwerk mavais egalement beaucoup fasciné.
mais sil fallait choisir un disque qui ma definitivement fait basculer dans le son techno-house , ce serait hithouse jack to the sound of the underground en 1987, puis confettis , s express, le new beat belge.
qelques mois plus tard, ce fut la decouverte grâce a des show radio de la chicago house , et les premiers disque techno de detroit.
jhabitais a coté de dijon, là bas, depuis 1989 , il y avait le club techno français de référence: lan-fer , ou la crême des dj internationnaux a joué , il y avait également pas mal de show radio dijonnais qui mont largement influencé dans mes goûts. a lan-fer , jai vu tous ceux que jadmirais: jeff mills, scan x, jack de marseille...
les moments vécus dans ce club, où même quand jécoutais ces show radio mont tellement marqué , que jessaye maintenant de retranscrire ces sensations dans la musique , de passer le relais tout en prolongeant le plaisir de vire au coeur de ce mouvement. |
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| housefloor.de: |
quelle influence avez-vous l'un sur l'autre dans votre apprentissage de la musique? |
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noirdegout: |
enola:
je crois que manu apporte une energie brute a nos compos de part son background "rave", cette envie de terrasser les gens par un son énorme ou une boucle furieuse...alors que mon intéret va plus vers la recherche d'harmonies, de mélodies touchantes. en meme temps, cest une façon un peu caricaturale de nous decrire car je me rends compte que chacun change de poste au fil des morceaux... il faut croire que l'on a chacun murrit de notre coté :)
flappy:
quand je suis sur les machines , jai en tête certaines images , un enorme entrepot , un son monumental et plusieurs milliers de gens...jessaye dapporter une bande son a ça parceque cest ce que jaime le plus. ca ne veut pas forcement dire que la musique qui en resulte doit être dépourvue demotions , mais cest vrai que , nayant pas de formation de musicien a la base , je suis plus axé sur le rythme , la puissance des synthes. matthieu apporte une structure et un cadre a tout ca, un coté plus propre et moderé aussi. |
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| housefloor.de: |
en 2005 vous avez fondé votre propre label NO FEAR records. pourquoi et avec quelle philosophie? |
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noirdegout: |
cest simple: un énorme sentiment de lassitude et de gachis aprés l'envoi d'une cinquantaine de démos qui n'ont pas abouti (meme si certains feedback très positifs de technasia, f-comm notamment nous ont énormément motivés)
on avait le sentiment que notre musique était de qualité et conscient de notre énorme marge de progression (et donc de notre potentiel) on s'est dit qu'il fallait y aller!! :):)
l'idée du label est tout simplement de sortir la musique que l'on aime et que l'on a toujours du mal a trouver dans les bacs : dire fuck a tous ces disques formatés qui polluent les disquaires et qui se contentent de copier un modèle sans chercher une voie personnelle. on pense évidemment a tous ces wanabe jeff mills qui n'ont pas un centieme de son talent et qui se contentent d'empiler les boucles percussives, ainsi que tous ces producteurs de minimal techno qui aimeraient tellement surfer sur la vague du succès des mattew jonhson et autres luciano(que l'on apprécie enormément eux :)...
en bref, on adore sentir l'ame, le coeur et les tripes d'un artiste quand on écoute sa musique...et on donne tout ce qu'on a a chaque sortie!! sans calcul ni peur de ne pas etre a la mode!
si on peut faire ca et en plus offrir un objet sympa avec une pochette cool... |
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| housefloor.de: |
les deux premieres references signés par vous-meme ont ete immediatement charté par dave clarke, laurent garnier, fabrice lig et beaucoup d'autres.
pouvez-vous decrire votre méthode de travail: qui fait quoi? |
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noirdegout: |
enola: on travaille actuellement à tour de role sur les morceaux en cours, ca permet a chacun de chercher et d'experimenter ses bonnes ou mauvaises idées jusqu'au bout..sans sentir le regard reprobateur de l'autre :)
mais ca reste un processus tres chaotique et qui souvent ne repond pas à une méthode précise.
on tatonne jusqu'à trouver un son, une accroche mélodique ou un rythme qui nous interpelle, nous touche ou nous fais irrésistiblement jumper!! :)
en fait une confidence: le bon test quand je suis derrière les machines c'est lorsque manu commence à taper du pied ou à bouger sur son fauteuil en écoutant ce qu'on a fait :) :) :)
flappy:
on peut passer des mois sans rien trouver de satisfaisant, et puis dun coup on fera trois bon track en une semaine.
mais quand une idée est vraiment bonne , on le sent tout de suite et on tombe vite daccord sur ce que sera le morceau fini. un bon morceau , cest souvent quelque chose qui est arrivé subitement , et sest concretise en quelques jours , pas plus. tout doit senchainer tres vite dans la construction. qelque part , si tu passe plusieurs semaines sur un morceau , que tu tatonne trop , cest que lidée initiale ne meritait peut etre pas detre approfondie.
nos morceau qui ont le plus plu , comme silicone sur le no fear 001 , où murmures sur le no fear 002 ont été construit en quelques heures.
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| housefloor.de: |
vous vous etes rencontrés en 1997 a besancon. la vous avez participé a la creation de radio campus besancon et vous y travaillé en tant que programmateur et djs.
quelle repercussions cela a t'il sur votre carriere en tant que dj? |
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noirdegout: |
cest triste, mais la scène française est miniscule, ici, et surtout dans notre région est du pays, la plupart des gens entendent par techno la mauvaise musique des teknival. on ne supporte vraiment pas ces truc vite fait, mal produit. on ne se reconnait pas du tout dans cette image sinistre, glauque et amateur de nortre musique.
contrairement a la plupart des pays européens, il y a très peu de club ou lon peut entendre de la bonne musique en france. il y a quelques club sur paris, montpellier, bordeaux, lyon...
on a peu de festivals denvergure, derrière les grands et beaux evénements que sont les nuits sonores, astropolis, electromind... il ny a pas grand chose en comparaison avec lallemagne, lespage ou langleterre.
il ny a pas de culture techno en france, cest triste.
par comparaison, il y a plus de club techno dans les petites villes suisse de lausanne et geneve que dans toute la france reunie !!
par contre, et cest paradoxal, a coté de ça, nous pouvons être fier de la qualité de nos artistes, garnier, vitalic, the hacker... il y a énormément de très grands et bons artistes ici.
dans cette situation, notre seul voie pour esperer evoluer, cest de trouver la reconnaissance à letranger, jouer à letranger. il y a trop peu dopportunités ici.
dans ce contexte, nos activités radio sont pour nous un plaisir, pas un tremplin !! un tremplin vers quoi dailleurs ?, localement, dans notre région pour la musique électronique cest le néant !!! |
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| housefloor.de: |
comment apprehendez-vous les nouvelles techniques de mix sur cd et/ou pc?
pensez-vous qu'elles vont prevaloir dans le futur? |
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noirdegout: |
enola:
malheureusement c'est bien probable!! c'est aussi pour conjurer le mauvais sort que nous avons lancer un label pour le moment exclusivement vinyl! bon, en meme temps c'est la musique qui prévaut et on fera ce qui faut pour continuer à mixer...d'ailleurs il faut reconnaitre que les nouvelles interfaces de mix sur cd et/ou mp3 sont assez bluffantes.
en tout cas pour l'instant rien ne remplace le plaisir incomparable d'acheter un vinyl avec une jolie pochette.
nous sommes définitivement fétichistes!! :)
flappy :
jaime le vinyl, jaime aller en ecouter dans une boutique, collectionner les perles rares, lire les infos sur la pochette, lafficher aux murs. le cd, cest rien, ça na pas de valeur, nimporte qui peut graver son truc a la maison. un vinyl cest rare et précieux, le toucher est incomparable. acheter un vinyl, discuter avec le vendeur, se decider, le mettre dans son flycase, cest le pied. a coté de ça, telecharger un pauvre mp3 que tarchives dans ton pc et graver ca sur un pauvre cd moche...franchement pas pour moi, jai plus de respect que ça pour la musique.
en plus, malgré ce que tout le monde essaye de me faire admettre, cest chiant de mixer cd, je trouve leurs interfaces merdique, moche. je nai pas envie de faire leffort de my metre.
je jour où lon ne trouvera plus de platines vinyl dans les fêtes , je sais pas si je ferais leffort ...je me concentrerais simplement sur le live act et les machines. |
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| housefloor.de: |
que peut-on toujours trouver dans votre frigo? |
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noirdegout: |
eenola:pas grand chose!! :) ...si des vinyls parfois!! et allez, une bonne bouteille de martini ou de rhum!! :)
flappy: rien !!! jhabite en centre ville, a coté de lépicerie, quand jai faim je descend macheter des produits frais.
si, une chose tout de même : une bouteille deau fraiche , jaime pas boire tiède !!
enola: bravo flap !! dis non a la malbouffe !! :) |
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| housefloor.de: |
que peut-on attendre de vous dans l'avenir, et quelles sont vos ambitions? |
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noirdegout: |
enola: en avoir une tres longue (de carrière hein..) et riches de voyages divers et d'experiences et blablabla
non plus sérieusement du pognon, de la coke et des putes...ou bien de la coke sur des putes!
ah oui c'est bien ca!! :)
flappy:
un maxi devrait sortir sur f...u!/ f comm, un prochain maxi sur no fear pour concluer la trilogie entamée avec le first assault et le second shot, notre nouveau live-act est pret et on a envie de le faire tourner au maximum également.
pour les souhaits, cest tout dabord les voyages, jouer le plus possible et le plus loin possible. profiter aussi de ces opportunités pour decouvrir les lieux. jai pas envie de debarquer a laeroport 2h avant mon set pour repartir deux heures après. si je trouve une date au japon, bresil ou autre, lidee cest de profiter de lopportunité pour decouvrir et visiter. |
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noirdegout online |
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